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La Salicaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 La Salicaire, parfois nommée « Lysimaque rouge », de nom scientifique Lythrum salicaria est une plante courante en Sologne. La famille des Lythracées à laquelle elle se rattache regroupe 22 genres et environs 500 espèces, sous forme d’arbres ou d’herbes, essentiellement tropicales. La Salicaire est cependant une plante d’origine européenne qui admet bien le froid et l’humidité.

 

C’est une vivace qui peut atteindre 1,50 mètres, à la tige faiblement poilue. Cette tige, cassante, comprend 4 angles (parfois plus) bien marqués. Les feuilles, de forme ovales à allongées, sont opposées ou parfois légèrement alternes vers le sommet de la plante. Les fleurs rouge-violet sont disposées en verticilles (elles sont groupées à un même niveau de la tige) et constituent de longs épis terminaux. On compte plusieurs épis pour la même plante. Chaque fleur comporte 6 pétales et 12 étamines – 6 longues très visibles et 6 courtes). Le calice est très profond et recouvert de poils. Il est double (voir croquis) La pollinisation se fait par des insectes à longue trompe, essentiellement des papillons. Les fruits sont des capsules ovales. En Sologne, on trouve fréquemment la Salicaire de juin à septembre dans les fossés humides des bords de route ou sur les bordures d’étang. Au Canada, où elle a été introduite comme plante ornementale, elle est devenue envahissante dans les terres de toutes les provinces à tel point que des mesures exceptionnelles d’éradication sont prises par des associations agricoles, des universités et même des industries comme Monsanto. Résistant très bien aux hivers froids, n’ayant aucun prédateur ni aucune maladie, elle prolifère sur les sols acides et humides où elle étouffe la végétation naturelle.

 

Très riche en tanin, la Salicaire a été utilisée en médecine depuis l’antiquité, notamment pour son action hémostatique et antihémorragique, sous forme de compresses de fleurs. Active dans les entérites banales, surtout chez le nourrisson, elle a aussi servi contre la dysenterie et sa forte teneur en fer la rend efficace contre l’anémie. Son utilisation se fait alors sous forme d’infusion de fleurs séchées (40 g. par litre d’eau) à raison de 2 tasses par jour pour un adulte.

Jean-Claude Barthoux

 
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