| La Bourse à Pasteur |
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Une envahissante aux nombreuses qualités.
La Bourse à pasteur porte différents noms suivant les régions : Bourse à berger, de capucin, de Judas, de curé mais aussi Herbe de la fièvre, Herbe au cœur, Moutarde de Mithridate ou sauvage, Sanguinaire, Tabouret. Si c’est aujourd’hui une mauvaise herbe surtout appréciée des oiseaux, c’est une plante qui fut longtemps utilisée en cuisine et en médecine. On a retrouvé des preuves de cette utilisation dans des cités lacustres du Néolithique. Sa racine, à la saveur piquante, peut être consommée crue comme des radis ou cuite, hachée, pour relever un plat. Les feuilles, excellentes en salade quand elles sont jeunes, peuvent devenir des légumes cuits. Les graines sont aussi utilisées comme condiment. En médecine, la Bourse à pasteur possède des vertus antihémorragiques et astringentes. Elle a longtemps été un remède efficace contre les saignements, externes ou internes (estomac, colon, utérus, poumons, reins, varices) et un cicatrisant pour les blessures. Ces qualités furent redécouvertes et utilisées pendant la guerre de 1914-1918. Il paraît qu’en Russie, encore actuellement, c’est un remède populaire contre la fièvre et qu’en Chine, elle entre dans la composition de nombreuses recettes. Cependant, à forte dose, elle peut être toxique. Pour le Groupe Botanique : Jean-Claude Barthoux |
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De la famille des Brassicacées (ex. Crucifères, famille du chou) c’est une petite plante herbacée de 20 à 40 cm de hauteur, annuelle ou bisannuelle, et qui apparaît dés le mois de mars dans les jardins, les prairies, les décombres et aux bords des chemins. En Sologne, on la trouve toute l’année, elle peut survivre à l’hiver. Glabre ou velue, duveteuse ou non, elle est surtout caractérisée (et donc reconnaissable) à la forme de ses fruits, des silicules (sorte de petites capsules) en forme de cœur et partagées en 2 parties. Les feuilles basales se présentent en forme de rosette. Elles sont pennatilobées et plus ou moins profondément dentées. Les feuilles de la tige sont alternes et lancéolées. Les fleurs, en grappes terminales ramifiées, sont très petites (2 à 3 mm), blanches ou roses dans le cas de la variété rubella que l’on trouve au bord de la Loire. Comme chez toutes les Brassicacées, ces fleurs comportent 4 sépales, 4 pétales, 6 étamines, 1 ovaire à 2 carpelles. La racine est du type pivotante.