| Espèces invasives et droit français |
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TEXTES DE REFERENCE
ESPACES ET ESPECES CONCERNES Les espèces de flore et de faune non-indigènes considérées comme invasives, dont la pullulation produit des changements significatifs de composition, de structure et / ou de fonctionnement des écosystèmes du territoire métropolitain français et de l’Union Européenne. OBJECTIFS Contrôler voire éradiquer les espèces de flore et de faune non-indigènes considérées comme invasives, dans le but de protéger les espèces indigènes et leurs biotopes. ETAT DU DROIT FRANCAIS Le droit français prévoit un certain nombre de dispositions concernant l’introduction dans le milieu naturel d’espèces non indigènes (art L 411-3 du code de l’environnement) :
La difficulté concrète est que la colonisation peut se faire « naturellement », hors intervention humaine directe. Surtout, il peut se révéler particulièrement difficile d’identifier le responsable de la présence d’une espèce invasive, ou bien d’établir avec certitude un lien de cause à effet (cas de la Grenouille taureau en Sologne). La Grenouille taureau ne figure pas parmi les espèces de grenouilles citées à l’article R 232-3 du code rural comme pouvant être introduites dans les eaux. Son introduction dans les eaux est donc a contrario interdite. Par contre, sa commercialisation, son transport, etc… ne sont formellement interdits mais seulement soumis à autorisation. On pourrait donc être autorisé à en acheter. Le législateur a sans doute misé sur le discernement de chacun pour prendre des mesures de protection infaillibles afin d’éviter toute dispersion dans le milieu naturel… Un certain nombre de conventions internationales incitent pourtant la France à agir, mais l’on sait que l’application du droit international est assez peu effective :
Le droit communautaire, confirmant son rôle désormais prépondérant dans les évolutions du droit français de l’environnement, a néanmoins adopté un certain nombre de dispositions :
Pour mémoire, les règlements communautaires sont applicables directement en droit français, sans transposition. COMMENTAIRE : Tant que le commerce des espèces invasives pourra perdurer, notre lutte s’apparentera à celle de Sisyphe (ce ne serait pas la première fois !). La prévention - même tardive - est toujours préférable à l’action curative. PROPOSITION : Il faudrait envisager l’adoption d’un arrêté calqué sur celui pris pour la très médiatique Caulerpa taxifolia (Arrêté du 4 mars 1993 paru au J.O. du 25 mars 1993). Contenu : Afin d’éviter sa prolifération, la vente, l’achat, l’utilisation, le transport et le rejet dans les milieux naturels de Rana catesbeiana sont interdits. En octobre 2001, nous avions élaboré et fait transmettre à la ministre de l’environnement un arrêté sur les Jussies, autres espèces de flore non-indigène et invasive (voir ci-dessous). Patrice Devineau |
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Convention sur la diversité biologique de 1992 