| La protection des espèces : un statut à consolider |
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La loi du 10 juillet 1976 a généralisé le système des listes d’espèces protégées, interdisant ou réglementant un certain nombre d'activités, pour assurer la conservation d'espèces sauvages, animales ou végétales. Les premières listes furent établies au terme d'un processus long et difficile, ainsi, la Première liste, relative aux mammifères, date de 1981. Ce système de protection a permis d’assurer la survie ou le rétablissement d’espèces, telles les Rapaces ou les Marmottes. Il a contribué à la réussite de plans de restauration de certaines espèces (Gypaète barbu, Vautour fauve, etc.) qui ont vu leurs effectifs remonter. Mais tout n’est pas réglé. Car des espèces protégées telles que l'Esturgeon d’Europe, l'Outarde canepetière, le Macareux moine, l'Ours brun ou certaines plantes, demeurent gravement menacées en France. Le Grand Hamster, mammifère le plus menacé de métropole, pourrait disparaître dans une échéance de cinq à dix ans, bientôt imité par le Vison d’Europe. Par ailleurs, trop d’espèces communes, parmi lesquelles de nombreux oiseaux (hirondelles, alouettes, etc.) sont en régression. Evidemment non. Simplement la protection des espèces ne peut être dissociée de mesures en faveur des habitats, d'une plus sévère réglementation sur le commerce ou de mesures pour limiter l'usage des pesticides… Pour les associations signataires, l'esprit du législateur de 1976 qui souhaitait prévenir les atteintes aux espèces sauvages, doit donc être retrouvé et amplifié. - la mise en place d'un statut général de protection de toutes les espèces de vertébrés (avec listes dérogatoires limitatives d’espèces pouvant, si l’état des populations le permet, être prélevées). - la mise en oeuvre d'une stratégie nationale pour la biodiversité ambitieuse afin que la nature soit prise en comptes par toutes les politiques sectorielles (agriculture, transports, aménagement…), seul moyen d’atteindre l’objectif 2010. |
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