| Agence de l'eau Loire-Bretagne – Consultation sur l'eau, les résultats |
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Objectif 2015 : la population appelée à se mouiller En octobre 2000, les Etats membres de l'Union Européenne ont décidé que leurs eaux superficielles et souterraines devraient avoir atteint un bon état écologique d'ici 2015. On peut certes trouver que 2015, ça n'est pas demain la veille. Ou plus raisonnablement, voir dans ce délai une petite touche de pragmatisme, car l'état actuel de quelques grands fleuves européens peut laisser perplexe sur leurs chances de retrouver ce fameux "état écologique"… Pour ajouter à cette ambitieuse mais louable entreprise, la directive-cadre sur l'eau (DCE) signée par lesdits Etats prévoit de mouiller tous les buveurs d'eau que nous sommes de l'Oder à l'Odet et de la Tamise au Guadalquivir. Des consultations de la population émaillent les étapes de ce long fleuve (tranquille ? ) jusqu'en 2015. La première a eu lieu du 2 mai au 2 novembre 2005. SNE a relayé l'opération pour l'Agence de l'eau Loire-Bretagne. Mais pour le moment, petit arrêt-bilan de cette première consultation qui portait sur les principaux enjeux de l'eau tels que ressentis par tout un chacun; Les résultats sur le bassin Loire-Bretagne L'Agence de l'eau Loire-Bretagne a reçu 20 900 questionnaires et 70 contributions libres. Ce sont surtout les personnes intéressées, sinon averties, qui ont répondu. Le taux de réponses est plus important quand des collectivités et des associations assurent le relais. Enjeu numéro 1 : l'eau et la santé La réduction des pollutions industrielles, agricoles et artisanales, les rejets de produits dangereux, la protection de l'eau potable sont jugés très importants par en moyenne 85% des avis reçus. 48% seulement considèrent qu'il faut permettre aux cours d'eau de retrouver leur régime naturel. La population la moins préoccupée par la réduction des pollutions agricoles est celle des agriculteurs (69% estiment importants cet enjeu). Autres enjeux La préservation des milieux naturels aquatiques situés en amont des bassins est jugée très importante par 68% des avis et importante pour 25%. Le rôle des zones humides est de même assez bien perçu (90% les considèrent de très importants à assez importants). Là encore, ce sont les agriculteurs qui sont le moins préoccupés par ces enjeux (59% pour les milieux amont, et 49% pour les zones humides) mais également les jeunes (42% seulement perçoivent le rôle des zones humides). Sur la question des crues, c'est la réglementation des constructions en zones inondable qui est plébiscitée (75% la jugent très importante et 19% importante) et à un degré moindre, les dispositifs de prévision et d'information en zones inondables. La protection des lieux habités n'arrive qu'en dernière position. L'application du principe pollueur/payeur est reconnue (très importante pour 75% et importante pour 17%), mais moins chez la profession agricole (56% la jugent importante). La solidarité amont/aval est importante pour 63% des avis et la transparence des coûts pour 61%. Pour informer, ce sont les communes (75%) et les associations de consommateurs et environnementales (65%) qui ont la préférence, loin devant les médias (48%)? 64% des personnes ayant répondu disent souhaiter participer à des actions concrètes, et 59% à des soirées de débat public. Les pollutions de diverses origines sont la préoccupation principale exprimée. Le rôle des milieux naturels aquatiques, la nécessité d'intervenir sur les parties amont, l'importance des zones humides sont apparemment des éléments bien intégrés, ce qui marque sans doute un progrès dans la sensibilisation des acteurs et usagers. En intégrant la synthèse des avis librement exprimés par écrit ou lors des débats publics, il semble qu'un relatif consentement à payer l'eau – même plus chère – existe, à condition que la contribution entre usagers soit équitable. Le questionnaire n'était pas très précis sur ce point, mais il est vraisemblable que cette opinion reflète les interventions faites lors des débats sur la contribution très faibles de la profession agricole au regard des aides perçues. On retiendra également que les réponses semblent exprimer, outre une nette attente en matière d'information et de sensibilisation, un relatif souhait d'implication personnelle, par le désir d'agir concrètement ou de participer à des débats. Eh bien, c'est maintenant qu'on va le voir… L'Agence de l'eau Loire-Bretagne a publié le bilan consultable (voir document joint). La prochaine consultation nationale, fin 2007, sera l'occasion de le vérifier. Il faudra sans doute essayer de concerner davantage la population. La réflexion est engagée sur ce sujet. SNE a l'intention de jouer de nouveau son rôle de relais pour l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, en proposant à nouveau des actions d'information, de sensibilisation et de débat. Source : Jean-Pierre Barnagaud de Eure-et-Loir Nature et SNE |
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