| De bois, de terre et d’eau - La Ferté Saint-Cyr |
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Magie de la découverte Quand on se balade du côté de la Ferté-Saint-Cyr, la forêt semble s’opposer à la découverte. Occupant, selon les communes, jusqu’à 85 % du territoire, elle est omniprésente et domine en effet le paysage ! Aussi, le visiteur d’un jour, au volant de son automobile, ira de frustration en frustration, de ne pouvoir, comme à la montagne ou à la mer, appréhender d’un seul regard, la Sologne de son imaginaire, si bien évoquée par Alain-Fournier et Genevoix. Mais la Sologne ne se révèle qu’au promeneur perseverant : par touches successives, avec beaucoup de pudeur, elle lui dévoilera ses paysages dans l’intimité, sans jamais le pousser au voyeurisme. Dans un enchantement entretenu, elle l’invite innocemment à un jeu de cache-cache où rien n’est vraiment vu mais aperçu, entr’aperçu puis disparu. Elle donne ainsi aux certitudes du promeneur, la persistance éphémère d’images moirées dans l’onde des étangs et que déchire le cri perçant d’un oiseau d’eau caché dans la brume évanescente. Et au-delà de l’enchantement énigmatique de cette nature insaisissable, que la Sologne est belle pour qui sait y voir la vie et observer les animaux sans se faire remarquer ! Descriptif du parcours (environ 6,5 km avec possibilité d’une petite boucle de 3,5 km)1 - Du Centre-bourg, prendre en direction de Dhuizon (D13) et à 1,6 km après le panneau de sortie de l’agglomération, se garer à l’entrée du chemin stabilisé à gauche (2ème chemin depuis le sommet de la côte). Un panneau blanc indique la propriété de « La Frelonnière ». Une fois garé dans l’herbe, sur le côté du chemin, il vous faudra traverser la route de nouveau et prendre l’allée forestière, juste en face. Attention, les voitures arrivent à vive allure ! Cette allée enherbée (GR 31), parallèle à un chemin privé stabilisé (indiqué : Le Rhuys) est bordée de Chênes pédonculés et de Charmes, formant une voûte protectrice contre les chaleurs estivales. Elle s’ouvre ainsi telle une cathédrale de verdure où l’humidité ambiante apporte une note de fraîcheur bienfaisante. 2 – Au premier croisement, le GR 31(marquage trait blanc – trait rouge sur un arbre) s’en va à droite alors que notre chemin file tout droit, jusqu’à la prochaine intersection, à une centaine de mètres plus en avant. 3 - Prendre alors à gauche, en direction du Château du Rhuys. Encadrée par les vieux Chênes pédonculés, au moins deux fois centenaires, cette vue sur le château vaut assurément le détour ! Le chemin contourne alors la propriété sur la droite et, dans une légère descente, longe une ancienne bâtisse faite de bois, de terre et d’eau. Technologie du passé, colombages et torchis employaient tout simplement les matériaux disponibles sur place. Autour du Château, de nombreuses plantes et arbustes sont venus agrémenter la diversité végétale existante et attirent tout un petit monde de passereaux que l’on peut observer à loisir (n’oubliez pas vos jumelles) car ils sont ici chez eux ! Après être passé devant un magnifique vieux Poirier d’environ 80 centimètres de diamètre, à droite du chemin, on découvre ensuite, entre douve et étang, les armoiries du Château portées haut sur le mur. Enfin, 4 poteaux électriques en béton, recyclés, improvisent une passerelle au-dessus d’un ruisseau sur les berges duquel se mêlent, pêle-mêle : Ortie, Groseillier sauvage et Fragon petit houx. 4 – Passé le petit pont, et quelques Saules cendrés perdus entre des Noisetiers, le chemin bifurque à gauche. Le paysage s’ouvre alors quelque peu et donne de l’horizon comme pour nous faire lever le nez sur « La Chapellière", maison bourgeoise avec sa locature en premier plan. Depuis le chemin qui, sur le côté droit, contourne la propriété, les chevreuils peuvent être aperçus régulièrement au fond, en bordure de cultures, mais à condition de s’approcher calmement et silencieusement, et de prendre le temps d’une pause pour observer de loin, sans faire de bruit. La haie d’Aubépines bordant le sentier laisse volontiers sa place à une très belle futaie de Chênes sessiles sur la gauche. Le premier arbre, au coin de la parcelle, présente de grosses branches de bois mort où Pics verts et Pics épeiches ont creusé leurs loges pour s’y reproduire. On traverse ensuite une pinède de Pins laricio pour déboucher sur une clairière avenante où est construite « Les Poissonnières », autre locature joliment restaurée. Remarquez ce joli Houx à main droite, tout de suite à la sortie de la forêt : il est tellement vieux qu’il n’a plus besoin de piquants à ses feuilles pour se protéger de la dent du Cerf ou du Chevreuil. Il est en effet maintenant totalement hors d’atteinte ! 5 – De retour à la route (D 13), après avoir passé le ruisseau du Veillas, traverser et prendre le chemin en face. Tout de suite à droite, observez la puissance de colonisation du Robinier faux-acacia (communément appelé Acacia) : arbre d’origine canadienne dont un seul plant fut introduit au 19ème siècle, il colonise peu à peu la forêt en repoussant ses concurrents par l’émission de produits répulsifs. Le chemin partage ensuite et de façon saisissante une lande boisée de Bouleaux verruqueux en deux parties bien distinctes : à gauche, le sous-bois est exclusivement composé de Fougères aigles, à droite, il n’y en a aucune ! 6 – A quelques centaines de mètres après la route, une intersection en « Y » vous mènera, à gauche, sur la digue du Grand Etang de Rhuys (Réserve Naturelle Volontaire) où l’on peut observer quelques oiseaux d’eau tels que les Fuligules milouins, à tête chocolat et dos gris clair. Si vous poursuivez ce chemin et tournez à gauche à la prochaine intersection (point N° 12), cette petite boucle d’environ 3,5 km (depuis le parking) vous ramènera à votre véhicule. Mais à n’en pas douter, votre curiosité et votre courage, vous feront faire demi-tour pour poursuivre en direction de La Motte-Bonneville (CR 51). Prenez toutefois le temps, au bord du ruisseau, de « lire » dans l’argile les empreintes laissées par les animaux venus se désaltérer au couvert de la nuit. 7 – Le sol devient sableux et le paysage se pare de Douglas et de Pins sylvestres. Prendre à gauche à la prochaine intersection (Circuit des étangs – La Motte Bonneville). Le boisement de Bouleaux à gauche, fait face à une ancienne futaie de Chênes dont les plus beaux spécimens ont été récoltés. Le taillis de régénération qui s’y développe est un lieu idéal pour la mise bas des Chevreuils, ainsi qu’à la nidification du Busard Saint-Martin, rapace forestier au manteau gris argenté et aux bouts des ailes noirs. C’est aussi le domaine de prédilection du Troglodyte mignon, du Pinson des arbres et du Pouillot véloce. En approchant de la ligne haute tension sous laquelle passe le chemin, le silence est de rigueur. Car cette brèche, entretenue ouverte à grand renfort de girobroyeurs, est un lieu de nourrissage pour les cervidés : les plantes régulièrement étêtées par les machines bourgeonnent à profusion et procurent ainsi aux animaux à la recherche de ces succulents bouts sucrés, un plein de protéines. 8 - Le chemin fait ensuite une courbe sur la gauche avec un « semblant » d’allée forestière à droite, tout embroussaillée. Restez sur le chemin principal jusqu’à la prochaine intersection en croix où vous prendrez à gauche en direction de Saint-Cyr (de nouveau sur le GR 31). On arrive alors sur la digue de l’Etang du Temple, bordée de Chênes rouges d’Amérique, endroit propice au pique-nique tiré du sac et à l’écoute du silence. Et pourquoi pas une petite sieste ? A l’autre bout de la digue, à main gauche, vous pouvez observer plusieurs arbres morts où les Pics ont aussi élu domicile. 9 – Après une partie forestière plus développée, le sentier vous offre deux alternatives : Si vous prenez à gauche, vous arriverez au point N° 11, sans passer par le N° 10. C’est la partie la plus forestière et la plus ombragée du parcours. Si vous optez pour la branche de droite (direction Saint-Cyr), il vous faudra prendre à gauche, à la prochaine intersection (Point N° 10). 10 – A partir de ce croisement (prendre à gauche) la balade vous ramène sur une zone plus sableuse et plus sèche bordée d’Ajoncs d’Europe, de Pins sylvestres et de Châtaigniers. 11 – A la prochaine intersection, prendre en face si vous venez du point N° 10 ou à gauche si vous venez du point N° 9. L’horizon s’est soudainement élargi et l’endroit est bien choisi pour l’observation des rapaces planant dans le ciel. Le chemin passe ensuite de nouveau sous la ligne haute tension et oblique sur la droite, pour longer l’Etang de Fambron. Les plus silencieux seront très vraisemblablement récompensés par de belles observations ! 12 - Le retour vers la civilisation se fera en douceur et sous le charme bucolique de quelques maisons campagnardes d’une belle facture. N’oubliez pas de tourner à droite, à la prochaine intersection, à moins que vous ne souhaitiez jeter un dernier regard sur le Grand Etang de Rhuys ? Passant devant « La Frelonnière », le chemin vous ramènera alors à votre véhicule. |
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