La lande Solognote est un milieu dégradé en évolution permanente. Elle apparaît à a suite d’une surexploitation forestière ou de l’abandon des cultures. Sans intervention humaine, elle évolue vers un reboisement naturel (bouleau). Après avoir été mis à nu, le sol, fragile de par sa nature sableuse, a été lessivé par les eaux de pluie qui ont entraîné en profondeur les éléments nutritifs, laissant en surface une terre grisâtre, pauvre et acide.

Dans de telles conditions, seule une végétation spécifique à ces terrains difficiles pouvait se développer, donnant naissance à un milieu original. Sur ce sentier nature, vous pourrez observer, selon les saisons, la quasi-totalité des plantes typiques des landes de Sologne. Quant aux animaux, il vous faudra déployer pour les observer, patience et discrétion.
Rappelez-vous que la lande est extrêmement sensible aux incendies et aux pollutions de toutes sortes. Sachez découvrir sans laisser de traces de votre passage. La Nature vous en saura gré.
Desséchée par le soleil, la lande apparaît comme un milieu aride. Le sol est ici très acide. Peu nourricier car lessivé par l’eau de pluie, il ne peut accueillir qu’une végétation dite « acidophile » (qui aime l’acidité).
Maîtresse des lieux en été, la bruyère déroule par touffes ses tapis de pourpre, que ce soit la Bruyère Cendrée ou sa proche cousine, plus grêle, la Callune. Parmi elles, l’Hélianthéme Faux-Alysson parsème la lande de vert et d’or dés le printemps. En touffes épaisses, celte belle fleur jaune dispute âprement le terrain aux bruyères. Sa cousine l’Hélianthéme à gouttes (ou Grille-Midi) n’ouvre ses fleurs que le matin et peut se rencontrer en été sur les terrains les plus dégradés.
L’arbre roi est ici le Bouleau verruqueux, l’un des rares qui supporte une terre pauvre et acide. Moins typique, le Millepertuis officinal trouve quand même ici les terrains broussailleux dont il s’accommode, rehaussant la lande, avec le genêt, du jaune de ses fleurs..
C’est au-dessus des landes et des cultures que vous observerez les rapaces dans les meilleures conditions. L’Epervier est lié au milieu boisé où il niche et chasse mais il visite fréquemment les paysages plus ouverts, volant bas à la recherche de ses proies essentiellement composées de petits oiseaux. Ainsi, il n’est pas rare de l’observer prés des habitations où les Moineaux domestiques, nombreux. lui assurent un garde-manger toujours garni.
Les rapaces de la lande :
Plus rare, le Circaète Jean-le.Blanc est le plus grand rapace de Sologne. Lui, se nourrit presque exclusivement de reptiles, Couleuvres et vipères lui payent le plus lourd tribut mais les Lézards ne sont pas non plus à l’abri.


