chauvesouris

Tout le monde ne le sait pas, mais les chauves-souris fréquentent régulièrement les habitations humaines. Ces petits mammifères aiment se glisser dans les fissures des murs ou dans les interstices des toits pour se reposer la journée. Ils peuvent également utiliser les combles pour abriter leurs colonies de mise-bas. Les chauves-souris sont des animaux très sociaux. En effet, les femelles se regroupent, à la fin du printemps, en colonies plus ou moins importantes pour mettre au monde et élever leurs petits.

C’est pendant cette période de vie en colonie que la rechercher des gîtes est réalisée. Leur localisation permet de mieux les protéger. Contrairement aux idées reçues les chauves-souris mettent peu de petits au monde, un en général, deux pour certaines espèces. Couramment, dans une colonie, seulement 1/3 des femelles donneront naissance à un petit. Le taux de reproduction des chauves-souris est donc relativement faible.

En 2011, l’accent a été mis sur une recherche dans les bâtiments communaux. Ceux-ci sont souvent plus faciles d’accès, les propriétaires privés étant parfois réticents à laisser l’accès de leur propriété aux naturalistes. Néanmoins, une plaquette (lien) à leur attention a été spécifiquement créée et leur sera distribuée. Ce document sera également un outil pour sensibiliser le public et permettre de localiser le plus de colonies de reproduction possible. Les colonies les plus importantes en termes de nombre d’individus ou de rareté de l’espèce ont ou feront l’objet, de conventionnement avec les propriétaires des bâtiments qui les abritent.

 Les bâtiments ont été étudiés dans leur ensemble pour repérer la présence de nos amis volants. Certains indices sont caractéristiques : présence de guano (les chauves-souris font de petites crottes noires très friables et très reconnaissables), cris sociaux, …

 L’étude menée en 2011 a permis de localiser près de 500 individus de chauves-souris solitaires ou réparties dans 13 colonies. Des colonies d’espèces d’intérêt européen ont été localisées au cours de cette étude notamment la Barbastelle d’Europe, le Grand Murin et le Grand et le Petit Rhinolophe (photo). Ces résultats particulièrement encourageants nous font souhaiter la poursuite de l’étude en 2011.

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