Les forêts

La forêt est omniprésente. Elle domine largement l’espace et occupe aujourd'hui presque les trois quarts du territoire. On peut distinguer quatre types :

  • la formation la plus commune est la chênaie claire acidophile sur sol humide ou sec.
  • la pinède, implantée massivement, est une formation artificielle composée essentiellement de Pins sylvestres et laricio de Corse, localement remplacés par des Pins maritimes, des Pins noirs d'Autriche ou des Sapins de Douglas.
  • la forêt alluviale, localisée le long des cours d’eau et parfois en bordure d’étangs, a pratiquement disparu à cause notamment du recalibrage des berges ou de l’implantation de peupliers.
  • la chênaie - charmaie, formation ancienne la plus riche en biodiversité, est devenue très rare.

Les champignons des forêts

Les champignons offrent une multitude de formes et de couleurs ; parmi les plus convoités, citons le Cèpe de Bordeaux, la Girolle, la Trompette de la mort… N’oublions pas que la majorité des champignons supérieurs est indispensable à la survie de la plupart des arbres, ni le rôle important qu’ils jouent dans la décomposition de la matière organique.

Les lichens sont des organismes étranges, composés de champignons et d’algues, enchevêtrés et vivant en étroite relation. Cette symbiose assure des services réciproques : l’algue fournit des produits nutritifs par son activité photosynthétique et le champignon fournit, en échange, des composés minéraux.

Les oiseaux des forêts

Le Pic noir se reconnaît à son plumage noir et à sa calotte rouge. A défaut de le voir, on peut entendre le puissant tambourinage qu’il émet en début de printemps en frappant l’écorce des arbres de son bec. Le Pic mar est beaucoup plus discret. Il affectionne les vieilles futaies de feuillus et tout particulièrement les arbres morts qu’il est donc nécessaire de conserver.
Camouflé et immobile, l'Engoulevent d'Europe ressemble à du bois mort avec son plumage brun et gris. Au crépuscule, il s’envole pour chasser des insectes.

La Bondrée apivore, rapace forestier, édifie son aire au sommet d’un grand arbre et s’approvisionne principalement en larves de Guêpes, dans les espaces ouverts.

Les insectes des forêts

Le Lucane cerf-volant est relativement commun notamment dans les vieilles chênaies comme celle de la forêt de Boulogne. Sa présence se remarque surtout au printemps par le gros bourdonnement de son vol à la tombée de la nuit. En revanche, le Grand capricorne est rare ; ils sont tous deux protégés au niveau national.

Le Grand Mars changeant est un joli papillon marron foncé tacheté de blanc qui doit son nom aux reflets violets très vifs qui changent avec l'incidence de la lumière. Le Paon de nuit, espèce nocturne assez rare, est le plus grand papillon d’Europe ; il affectionne les bois clairs, les broussailles et les vergers.

Les grands mammifères

Le Cerf élaphe est, par sa taille et son poids, le plus grand ongulé sauvage de France. Les femelles se regroupent en hardes, très convoitées par les mâles à l'époque du brame, dès le début de septembre.

Nettement plus fin et plus petit, le Chevreuil est présent sur l’ensemble du territoire solognot ; il est très fréquent de le rencontrer au cours de promenades.

Le Sanglier, puissant et trapu, est très commun en Sologne et très prisé par les chasseurs. Capable de s’adapter à tous les types de milieux, il fréquente particulièrement les ronciers, les bois denses et aime se souiller dans la boue en queue d’étang.

Balade en forêt solognote

En pénétrant sur ce sentier nature, c’est sans doute lui, le Geai des chênes, véritable gardien de la forêt, qui donnera le signal de votre arrivée. Pratiquement inviolée pendant le premier millénaire (15 % seulement du territoire était déboisé), la forêt a commencé à régresser sérieusement vers le XIe et XIIe siècles, à la suite de grands défrichements entrepris sous l’impulsion des moines. A l’origine, la sylve solognote était composée de feuillus. Chênes, charmes, châtaigniers et bouleaux constituaient les espèces dominantes. Il ne reste que quelques lambeaux de cette futaie originelle de feuillus. On doit à Napoléon III l’implantation massive de résineux dans les bois de Sologne.

La forêt solognote abrite une faune variée dont la survie est liée aux actuelles pratiques traditionnelles d’exploitation. Les arbres, les fleurs et les oiseaux sont pour le promeneur les plus faciles à observer, mais les chemins recèlent de nombreuses traces de mammifères.

Ici plus qu’ailleurs, tous les sens doivent être en alerte, la vue, l’ouïe, l’odorat participent à la découverte.

La discrétion est la condition indispensable à l’observation des animaux, et il n’est pas inutile de se rappeler que toute cette richesse est fragile et extrêmement sensible aux incendies et aux détritus de toutes sortes.

Ce que vous pourrez y découvrir  : 

La forêt se rencontre a divers stades de ce parcours. Il s’agit du milieu courant de la Sologne aujourd’hui, futaies mélangées ou plantations de résineux, disposées en parcelle de petite ou moyenne étendue, entrecoupées de cultures, landes ou étangs.
Le Chêne pédonculé est l’essence feuillue dominante, souvent accompagnée du Châtaignier, dont les fruits, offraient naguère un complément alimentaire bienvenu pour les solognots. Le Noisetier constitue fréquemment les taillis qui se développent sous les futaies feuillues. Implantés par l’homme au XIXe siècle à des fins sylvicoles, les résineux se retrouvent aujourd’hui partout. Le Pin sylvestre, dont le tronc est rose-saumon en hauteur et le Pin Laricio, au fût très droit et à l’écorce grise sombre, sont les deux espèces les plus fréquentes.