fbpx

Le jardin de Genevieve à Romorantin

Présentation

Le jardin de Geneviève à Romorantin est donc le 4ème jardin que nous visitons depuis le lancement du programme « Jardins et Biodiversité ».

Il s’agit d’une propriété tout en longueur d’environ 2910 m2 (Géoportail), constitué côté rue, d’un rectangle presque parfait, d’une trentaine de mètres de large sur 90 mètres de profondeur avec, en continuité et dans le prolongement, une bande étroite de 5 mètres de large sur 130 mètres de long permettant d’accéder aux bords de la Sauldre.

Le bâti comprend, en plus de la maison d’habitation, 1 petite dépendance implantée sur le devant de la propriété, à droite côté rue, et d’un appentis adossé au mur de gauche de la maison.

Quelques éléments de réflexion

La partie haute de la dépendance, dans la mesure où elle n’est utilisée autrement que comme débarras, se prêterait fort bien à l’aménagement d’un gîte pour les chauves-souris, moyennant la pose d’une porte pour clore l’espace et d’un peu de calfeutrage pour boucher les quelques trous au-dessus du chien-assis.

Le côté de la maison opposé à celui contre lequel est construit l’appentis est orienté plein est et se prêterait donc parfaitement à l’installation de nichoirs pour passereaux et la pose de gîtes-médaillons à chauves-souris.

Bilan de la visite

Les arbres du jardin offrent un gros potentiel pour la pose de nichoirs ciblant tout un panel de passereaux tels que les mésanges (nichoirs fermés) et le Rouge-queue noir et à front blanc

Quelques grands arbres pourraient recevoir un nichoir pour Chouette effraie.

De nombreux petits refuges (tas de pierres, tas de bois ou de branchages, composte, etc.) favorables à la petite faune sont présents sur le site. La pose de pièges photographiques permettrait de vérifier si ces éléments sont effectivement « utilisés » par la petite faune des jardins et par conséquent d’apprécier leur véritable attractivité.

La prairie au centre et sur la partie haute du jardin gagnerait en diversité par une fauche annuelle tardive (pas avant septembre) en exportant le produit de la fauche en dehors de la zone fauchée (composte). La matière organique étant ainsi exporté, elle ne viendra pas enrichir le sol. Ce qui défavorisera les espèces gourmandes en azote (graminées) et bénéficiera aux plantes à fleurs, plus frugales, indispensables pour la diversité entomologique, et plus particulièrement les polinisateurs (abeilles, bourdons, syrphes, etc.).

Les vieux arbres fruitiers et les massifs de lierre doivent absolument être conservés précieusement en l’état.

Le cours d’eau en bas du jardin pourrait faire l’objet d’un petit chantier de toilettage avec la possibilité de l’équiper d’une passerelle pour permettre d’accéder à la Sauldre directement, sans passer par la propriété du voisin. Quelques pieux et quelques palettes de récupération devraient faire l’affaire !

Un ou 2 gîtes à chauves-souris pourraient être installés sur le mur latéral de la maison voire aussi sur la petite dépendance (côtés est et sud),), qui quant à elle, pourrait faire l’objet d’un aménagement pour optimiser son attractivité potentielle en vue de l’installation d’une colonie de reproduction.

Quelques conseils

Éviter d’utiliser tous les traitements insecticides auxquels les syrphes sont très sensibles.

Laisser se développer des plantes sauvages et en semer éventuellement. Coquelicot, menthe, phacélie, achillée millefeuille, vipérines, pâquerettes, etc. sont riches en nectar et en pollen et nourrissent les insectes adultes. Cultiver des espèces variées de façon à étaler la période de floraison et ainsi offrir des ressources aux syrphes, du printemps (centaurée, pimprenelle, ombellifères, souci, véroniques, etc.), à l’automne (tournesol, asters, cosmos, lierre, etc.).

Ne pas trop perturber les bandes fleuries par des tontes.

Conserver ou construire des abris pour les syrphes : abris de jardin, murets, tas de feuilles, feuillages persistants, écorces fissurées, lierre, haies, fagots de tiges creuses, hôtels à insectes etc.

Retrouvez ci-dessous plusieurs liens interessants pour glaner des idées sur internet :

BILAN GLOBAL

Nous avons à ce jour visité 2 jardins, très différents l’un de l’autre. Mais dans chacun des cas, nous avons pu voir qu’il y avait toujours un ou plusieurs aménagement possibles, faciles à mettre en œuvre, pour y favoriser la faune et la flore sauvages.

  • Quel que soit la taille ou la nature de votre jardin, il est possible de réserver un petit coin pour la biodiversité.

Vous aussi, vous pouvez faire beaucoup avec peu pour améliorer la vie des animaux chez vous et vous donner ainsi la possibilité de faire de belles observations.

Alors, n’hésitez à nous contacter pour bénéficier de nos conseils et/ou nous faire partager vos propres expériences en la matière.

Choix utilisateur pour les Cookies
Nous utilisons des cookies afin de vous proposer les meilleurs services possibles. Si vous déclinez l'utilisation de ces cookies, le site web pourrait ne pas fonctionner correctement.
Tout accepter
Tout décliner
Commercial
Ensemble de techniques ayant pour objet la stratégie commerciale et notamment l'étude de marché.
Facebook
Accepter
Décliner
Sauvegarder